Détecter les araignées rouges
Les araignées rouges sont invisibles à l’œil nu, mais certains signes ne trompent pas quand elles sont là : les plantes paraissent fatiguées, leur feuillage se décolore, devient terne plombé (on dit que la plante a « la grise »), et de fines toiles relient les tiges et les feuilles.
Leurs victimes sont surtout les haricots, concombres, fraisiers, pommiers, pruniers, pêchers, aubépines, rosiers et plantes d’intérieur et en véranda…
Lutter contre les araignées rouges
- Faites un grand nettoyage : arracher une plante trop atteinte, ramasser les feuilles fanées, ainsi que toutes les mauvaises herbes à proximité et brûler le tout.
- Supprimez les abris possibles pour l’hivernage : tuteurs creux en bambou, paillassons…
- Badigeonnez au lait de chaux les murs de brique et les écorces rugueuses.
- Javellisez les pots de fleurs
- Réhydratez l’atmosphère (les araignées rouges se développent surtout en cas de chaleur sèche) par arrosages et pulvérisations. Vous pouvez vraiment « doucher » vos cultures.
- Appliquez une solution de sucre ou une macération d’ail (voir recettes), ou encore poudrez au soufre.
- Notez que les insecticides ne donnent aucun résultat sur les araignées rouges, qui sont des acariens…
Solution de sucre : mélangez 2 litres d’eau et 250ml de sucre, arrosez une fois au printemps pour dessécher les acariens.
Macération d’ail : Laissez macérer deux gousses d’ail dans un litre d’eau pendant 24 heures. Filtrez, et pulvérisez tel quel, au maximum deux fois par semaine
Nouvel insecte auxiliaire : la chrysope aux yeux d'or
La larve de chrysope dévore les insectes nuisibles grâce à ses mandibules : elle ne fait qu'une bouchée des araignées rouges, mais s'attaque également aux pucerons, aux cochenilles à coque molle, aux acariens et doryphores.
Pour les aider à survivre l'hiver, on peut placer une petite boîte dans le jardin : les chrysopes viendront s'y réfugier à l'abri du gel, du vent et de l'humidité.
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